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Samedi 27 septembre 2008
Les pieds noirs, histoire d’une blessure

Les pieds noirs, histoire d’une blessure
Histoire
Samedi 27 septembre 2008 à 15h15 (1/3)

Des témoins racontent les conditions dans lesquelles leurs ancêtres sont venus s'installer en Algérie. Rejoignant les juifs implantés depuis longtemps, ils sont ouvriers agricoles chassés par la misère d'Espagne, d'Italie, de Prusse ou de Malte, opposants politiques déportés par Napoléon III, pêcheurs napolitains, aventuriers. Ce premier volet décrit les conditions parfois dramatiques dans lesquelles ces familles ont abordé cette terre inhospitalière pour en faire leur nouveau territoire, fuyant un régime politique ou une situation économique difficile. Elle raconte la rencontre de ces populations venues de toute l'Europe, qui vont finir par constituer la culture et l'identité pied-noir.

Samedi 27 septembre 2008 à 16h10 (2/3)

Après le fameux «Je vous ai compris !» du général de Gaulle, le 13 mai 1958, les Pieds-Noirs ne savent pas encore qu'ils vivent leurs dernières années en Algérie. Ce deuxième volet retrace les drames ultimes qui vont conduire à la décision du départ et à l'arrachement vers un nouvel exil. Après les accords d'Evian, certaines familles sont la cible d'assassinats, d'autres de «disparitions». Plus de 3000 Européens sont enlevés ou tués. Leurs familles ne sauront jamais ce qu'ils sont devenus. Simultanément, l'OAS et le FLN rivalisent à coup d'attentats aveugles. Et puis arrive ce 26 mars 1962, date à laquelle l'armée française tire sur les civils Européens qui manifestent rue d'Isly à Alger. Quant aux Harkis, les autorités françaises les abandonnent à leur sort.

Samedi 27 septembre 2008 à 17h05 (3/3)

Le dernier volet de ce documentaire débute sur la chasse à l'homme du 5 juillet 1962 où, dans l'euphorie de l'Indépendance, quelques-uns règlent leurs comptes avec les Européens d'Oran. Des événements qui finissent de convaincre la majorité des familles pieds-noirs qu'il est préférable de fuir l'Algérie, même à bord de bateaux trop rares et bondés. En France, rien n'est prévu pour ces Français d'Algérie, qui se heurtent à l'hostilité de la population française et à la suspicion de l'Etat. Pour beaucoup, les conditions d'hébergement des premiers mois vont être terribles. L'éparpillement des familles en métropole, la mauvaise image des Pieds-Noirs et le racisme dont ils sont les victimes provoquent dépressions et silences. Convaincus qu'ils ne repartiront pas, les Pieds-Noirs chercheront alors à s'intégrer à tout prix.