© AFP Eric Feferberg
Plus de 1 000 milliards de dollars ont été accordés pour la relance et l'aide aux institutions financières. Estimant le "temps du secret bancaire révolu", le chef de l'État a jugé que l'accord du G20 était "au-delà de ce qu'on pouvait imaginer".
La conférence de presse de N. Sarkozy à l'issue du sommet du G20
Le président de la République, Nicolas Sarkozy, exprimait sa satisfaction, lors de la conférence de presse finale du sommet du G20 de Londres : "C'est sans précédent, l'axe franco-allemand a bien fonctionné, Gordon Brown a été un président du G20 parfaitement honnête, le Président Obama a aidé à trouver le consensus". 1 100 milliards de dollars ont été accordés pour la relance et l'aide aux institutions financières : 750 milliards de dollars pour le FMI, 250 milliards de dollars supplémentaires consacrés au financement du commerce pour relancer les échanges mondiaux, et 100 milliards de dollars accordés aux banques de développement. Nicolas Sarkozy s'est aussi félicité de la création d'une "véritable organisation mondiale de la finance", appelée "conseil de stabilité financière", qui devra prévenir les risques pesant sur l'économie mondiale par un dispositif d'alerte. Le secret bancaire ? "Révolu". Une liste des paradis fiscaux, établie par les membres de l'OCDE, devrait être publiée. Les chefs d'État se sont aussi mis d'accord pour mettre en œuvre de "nouvelles règles" sur les salaires et les bonus au niveau mondial. Nicolas Sarkozy a enfin annoncé un "troisième sommet" du G20 à New York en septembre, "pour une évaluation de tout ce [qui a été] décidé". "Les pays du G20 ont décidé de réformer en profondeur l'organisation financière internationale, ce qui n'avait jamais été fait à ce point depuis les accords de Bretton Woods en 1945", s'est réjoui Nicolas Sarkozy.
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