© AFP/Archives Marc Le Chelard
Qu’en est-il de votre proposition de créer un “G7 social”, lancée il y a quelques semaines ?
Avec Jean-Louis Borloo (Parti radical), Jean-Marie Bockel (La Gauche moderne), Christine Boutin (Forum des Républicains sociaux), François Sauvadet (Nouveau Centre), Pierre Méhaignerie et Marc-Philippe Daubresse (UMP, ex-UDF), nous nous sommes réunis autour d’un dîner, le 22 octobre. Nous avons convenu de nous réunir dans un comité de liaison informel afin de coordonner notre expression. Le premier se tiendra le 17 décembre, à Dijon.
Que souhaitez-vous faire exactement ?
Montrer que “social” ne rime pas avec “socialisme”. Chacun a sa totale liberté : celle de son parti, de son engagement. L’idée de ce “G7 social” est de montrer qu’il existe une gauche de la droite. Que la politique sociale de Nicolas Sarkozy est beaucoup plus puissante que celle que portaient les socialistes à l’époque où ils étaient au pouvoir.
Ce comité de liaison se réunira-t-il souvent ?
C’est un cadre informel… Trois à quatre fois par an, pour se parler. Nous sommes capables d’avoir des expressions communes sur certains sujets, mais aussi d’aller à la rencontre des Français. Je vous ai cité Dijon, mais il est possible que nous allions à Lille. Nous irons dans des villes de gauche.
Cette initiative a-t-elle été prise en réaction à celle d’Hervé Novelli et de son club des Réformateurs ? C’est un club de plus ?
Non, justement. Et il ne s’agit pas de créer une chapelle, une secte. Simplement de montrer que la majorité présidentielle n’est pas faite que de libéraux, mais aussi de sociaux. Nous avons intérêt à nous montrer.
Le contexte de crise économique l’impose ?
L’initiative a été lancée avant. La crise donne effectivement du corps à cette idée d’une majorité régulatrice et sociale. L’idée qu’il faille tempérer le discours libéral.
Faut-il aller plus loin dans l’ouverture, à l’occasion d’un prochain remaniement ?
C’est au président de la République de le décider. Il faut maintenir l’idée qu’il doit y avoir dans le gouvernement de la France des ministres d’ouverture. Que c’est bon qu’il y ait de la gauche dans la droite. Quand on voit avec quelle force le PS refuse toute idée allant dans le sens contraire... J’étais samedi au congrès fondateur de La Gauche moderne : c’est formidable de se dire qu’il se crée un parti de gauche dans la majorité présidentielle. Imaginerait-on que se crée un parti de droite dans une majorité de gauche ?
Sur le fond, dans quels domaines entendez-vous peser ?
Tout cela est informel. Chacun a ses combats, je le répète. Mais de temps en temps, comme au sujet du RSA, les voix sociales peuvent exprimer une position commune.
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