La vie politique

05/12/2008
Les principales réactions au plan de relance de Nicolas Sarkozy

Jacques Attali : "On en est encore au Samu qui prend l'accidenté sur le bord du trottoir et lui met de l'oxygène. (...) La prise de conscience de l'importance de la crise en janvier février en particulier en matière de chômage, de dérèglement de l'économie mondiale et de concurrence des monnaies entraînera la nécessité d'un autre plan"

Jean-Louis Borloo : "C'est un plan d'investissements qui est une amplification du Grenelle".(...)  Ce plan est "un turbo dans la croissance verte".  Il s'agit non seulement "d'un plan de relance, mais d'un plan qui prépare l'avenir".

Association française des usagers des banques (Afub) : "Les victimes de la crise immobilière et économique sont les oubliés du dispositif gouvernemental". L'Afub souhaite "la mise en place d'un moratoire en faveur des 30.0000 ménages confrontés aux crédits-relais et à l'impossibilité de rembourser". Elle prône également "une limitation réglementaire des prêts à taux  variables" et "une réduction de ces taux artificiellement élevés pour les  crédits permanents-revolving".

Martine Aubry : "Ce soir, la France n'a toujours pas le plan de relance à la hauteur de la crise qui s'installe. Les Français ont un problème c'est le pouvoir d'achat, et c'est cela qui bloque la relance de la consommation et bien évidemment de la croissance".

Séglène Royal : "Ce dont les Français ont besoin tout de suite, c'est du pouvoir d'achat. (...) La crise doit nous servir à définir un autre modèle économique et fiscal. Pour cela, il faut que Nicolas Sarkozy mette en adéquation ses discours avec ses actes. Il me semble que le président est déconnecté de la base et qu'il a perdu le sens des réalités de la vie quotidienne des Français".

Medef partage une "vision qui privilégie l'investissement sur le fonctionnement, l'efficacité sur la bureaucratie, le travail ou le retour le plus vite possible au travail sur l'assistanat".