AFP/archives Eric Cabanis
Au fil de la nuit, tout le monde s’est rendu progressivement à l’évidence : la motion E, celle de Ségolène Royal, allait arriver nettement en tête à l’issue du vote des militants socialistes organisé en vue du congrès de Reims. Après les premiers résultats encore approximatifs annoncés par Stéphane Le Foll, Patrick Mennucci, membre du bureau national, est venu préciser les choses : la motion Royal obtient 29,12 %, devançant Bertrand Delanoë (24,91 %) de plus de quatre points. Martine Aubry suit avec 24,41 %. Benoît Hamon recueille 18,66 %. Les motions du pôle écologique et d’Utopia obtiennent quant à elles entre 1,50 % et 2 %. Ce résultat est une défaite pour le maire de Paris et l’appareil du PS, puisque Bertrand Delanoë, qui faisait figure de favori, notamment au vu des sondages, était soutenu par le premier secrétaire sortant François Hollande, les présidents des groupes parlementaires et une majorité de “grands élus”, notamment des grandes villes.
La participation a été d’un peu plus de 55 % (128 978 votants), conforme à l’estimation de la direction avant le scrutin. La “guerre des chefs” dans un parti qui a perdu les trois dernières élections présidentielles faisait craindre une désaffection des militants.
C’est donc autour de Ségolène Royal, qui avait remporté le vote des militants lors de la primaire pour la présidentielle de 2007, et de ses partisans que devrait s’organiser le rassemblement pour constituer une nouvelle majorité au congrès de Reims, du 14 au 16 novembre.
Ce matin, François Hollande s’est cependant empressé de souligner sur RTL que la victoire de Ségolène Royal “ne lui permet pas d’être majoritaire dans le Parti socialiste”. “Le problème ce n’est pas cet ordre d’arrivée, c’est comment on donne au parti (...) une majorité stable capable de le conduire”, a-t-il poursuivi. Selon le Premier secrétaire, les quatre motions arrivées en tête du vote des militants pour le congrès de Reims doivent “chercher un rassemblement”, avant d’ajouter que “ce n’est pas le scénario le plus simple pour le PS”.
“Il va falloir que le vote soit respecté”, a affirmé de son côté Ségolène Royal sur France Inter, estimant que son résultat lui “donnait une légitimité” pour diriger le Parti socialiste même si elle ne fait pas “acte de candidature” pour l’instant. L’ancienne candidate a reconnu que sa majorité était “relative” et a estimé qu’elle devait à présent “mettre en mouvement la cohésion et l’unité des socialistes” pour “rassembler tous les talents qui existent au Parti socialiste”.
Avec AFP
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Télécharger les motions :
E - Gérard Collomb / Ségolène Royal
Voir les sites des motions
A : www.clarte-courage-creativite.com
E : www.fiersdetresocialistes.org
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