Christine Boutin
La direction de l’UMP, et notamment son secrétaire général Patrick Devedjian, continue d’essuyer les critiques. Celles-ci émanent depuis quelques semaines des mouvements et clubs de réflexion associés. Hervé de Charette, mécontent de voir la dotation de son club, Convention démocrate, réduite de manière drastique ; le Centre national des indépendants et paysans (CNI), en rupture de ban depuis ses candidatures dissidentes aux municipales – sa présidente, Annick du Roscoat, a annoncé que son parti (4 000 membres revendiqués) reprenait son "entière indépendance d’action" ; et enfin le Forum des républicains sociaux (FRS), dont la dirigeante, Christine Boutin, a saisi l’occasion de son conseil national, samedi, pour lancer quelques missiles à Patrick Devedjian (Le Parisien, 07/06). Ce serait un Nicolas Sarkozy inquiet d’avoir vu s’échapper dans les sondages "le socle fondamental de son électorat", à savoir "80 % des catholiques pratiquants", qui aurait encouragé sa ministre du Logement à développer sa formation (voir encadré). "Cela s’est passé lors de la création du Comité de liaison de la majorité", dit Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines, qui a pris la place de Christine Boutin à l’Assemblée lorsque celle-ci est devenue ministre, et qui est également porte-parole du FRS. Jean-Frédéric Poisson, qui rappelle que l’électorat du FRS "n’est pas que catholique", reconnaît volontiers que le fait de ne pas avoir été invité au Liban, comme les autres chefs de parti, "n’est pas non plus étranger au coup de gueule de Christine Boutin".
Une vieille revendication
"Parti fondateur de l’UMP", comme le rappelle Christian Dupont, porte-parole de la présidence du Forum des républicains sociaux, qui a toujours souhaité exister comme un "parti à part entière". Son inscription parmi les "mouvements et clubs associés" date "du débat sur les courants à l’UMP". Revendiquant depuis longtemps l’héritage de la démocratie chrétienne de l’UDF, celui du gaullisme social, ainsi que 8 000 adhérents (dont 75 % ayant la double appartenance avec l’UMP), le FRS, fier de ses "160 élus dont trois députés", n’a pas réussi à développer son tissu local. "Nous avons eu à digérer le départ de notre présidente au gouvernement", plaide Christian Dupont.
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