La vie politique

12/01/2009
Nouvelle mission pour Martin Hirsch
L'actuel haut-commissaire aux Solidarités actives exercera aussi dorénavant les fonctions de haut-commissaire à la Jeunesse, a annoncé Nicolas Sarkozy à Saint-Lô. Conséquence : Bernard Laporte ne conserve que le portefeuille des sports et perd celui la jeunesse.

En attendant le mini remaniement, prévu d'ici la fin du mois, destiné à acter le départ du gouvernement de Xavier Bertrand, Nicolas Sarkozy poursuit ses ajustements. Pour répondre à "la crise de l'avenir" ressentie par les jeunes, le chef de l'État a nommé Martin Hirsch haut-commissaire à la Jeunesse.

Martin Hirsch, actuel haut-commissaire aux Solidarités actives, conserve ces fonctions mais se voit confier en plus la responsabilité "de porter (...) une politique de la jeunesse". "La première demande des jeunes, c'est celle d'un droit à l'autonomie. Et toute la politique de la jeunesse du gouvernement doit être tournée autour de cette idée de renforcer l'autonomie des jeunes", a dit Nicolas Sarkozy en déplacement à Saint-Lô. Cette décision modifie les attributions du secrétaire d'État Bernard Laporte, qui ne conserve plus que les Sports, a-t-on précisé à l'Élysée.

Personnalité d'ouverture, M. Hirsch, ancien président de la fondation Emmaüs, est entré au gouvernement en mai 2007 pour mettre en place le revenu de solidarité active (RSA), qui doit entrer en vigueur à la mi-2009. Dans le texte écrit de son discours, M. Sarkozy devait annoncer un "fonds d'expérimentation pour les jeunes" doté de 150 millions d'euros, mais il ne l'a pas fait oralement.

Accompagné de Xavier Darcos et Martin Hirsch, le Président Sarkozy a visité avant son discours une école primaire et discuté à huis clos avec six enseignants. Des heurts se sont produits entre policiers et manifestants empêchés de rejoindre les abords de cette école. Pour l'Unef, première organisation étudiante, Nicolas Sarkozy n'a pas répondu dans son discours de Saint-Lô au "malaise de la jeunesse" et la création d'un haut-commissariat à la Jeunesse est "un gadget". Avec AFP