La vie politique

© AFP/Archives Joël Saget

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13/05/2009
PS
La peur du dévissage
Nombre de proches de Strauss-Kahn, de Fabius ou d’Hamon n’hésitent plus à manifester leur désarroi face à la glaciation qui s’est opérée au PS pendant cette vraie-fausse campagne.

Une grande peur parcourt les couloirs de la rue de Solférino. Et si le Parti socialiste dévissait aux élections européennes ? Traditionnellement, les derniers jours précédant un scrutin sont plutôt favorables aux listes dites petites, les grands partis étant peu à peu rongés par leurs concurrents plus modestes, qui se dévoilent alors aux électeurs. Or les derniers sondages manifestent d’ores et déjà un repli du PS. Estimé jusque-là autour de 25 % des voix, le voilà revenu autour de 21 à 22 %. Et la plupart des observateurs considèrent que le parti risque fort, au final, de passer sous la barre des 20 %…

Rappelons qu’en 2004, le PS avait décroché le score record de 29 % des voix. Et, si l’on met à part l’accident Rocard de 1994, les socialistes ont, en 1989 comme en 1999, rassemblé environ 23 % des suffrages. Or le PS se retrouve peu à peu siphonné d’un côté par François Bayrou, proche de la barre des 15 %, et de l’autre par le tandem Mélenchon-Buffet, qui a désormais passé le seuil des 5 %. Sans oublier la performance non négligeable de Cohn-Bendit pour Europe Écologie. Le problème, c’est que l’ambiance est aujourd’hui tellement délétère au sein du PS que c’est rue de Solférino que l’on trouvait, ces derniers jours, les voix les plus enthousiastes à l’idée que Martine Aubry inaugure son mandat par un premier gadin électoral…