© AFP Pierre Andrieu
Finir devant Besancenot ! Tel est l’objectif secret auquel s’est mis à rêver le sénateur de l’Essonne Jean-Luc Mélenchon, associé au PCF à la tête du Front de gauche. L’opinion commence à se cristalliser et voilà qu’à trois semaines du scrutin, les listes du tandem composé du Parti de gauche et du PCF dépassent par endroits la barre des 5 % dans les sondages. Mais surtout, le Nouveau Parti anticapitaliste de Besancenot semble s’essouffler sérieusement. Comme si le leader trotskiste s’avérait lui aussi incapable d’offrir un débouché politique au mouvement social.
Il faut dire que la direction du NPA, en interne, a tout bonnement tiré un trait sur cette campagne électorale, considérant que ce scrutin ne serait que de peu d’effet sur les suites à donner au mécontentement des salariés durement frappés par la crise. Résultat : dans les enquêtes d’opinion, le NPA est peu à peu descendu, au fil du dernier mois, de 10 à 7 % des intentions de vote. Il se retrouve ainsi talonné par le duo Mélenchon-Buffet, qui prétend s’arroger le monopole d’un vote "utile", tant contre la "mollesse" du Parti socialiste que contre les "provocations" de Nicolas Sarkozy. De là à coiffer au poteau l’ami Olivier, qui avait refusé sa main tendue pour constituer des listes communes, voilà un pas que Mélenchon, euphorique – et à peu près seul à mener une vraie campagne aux quatre coins de l’Hexagone – a franchi aisément…
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Acteurs publics # 62