Après l’opération transparence engagée il y a un an sur les comptes de la présidence de la République, Nicolas Sarkozy lance la “chasse au gaspi”. En 2009, les dépenses de l’Élysée sont soumises à la règle du “zéro volume” en vogue dans les tous les ministères : les crédits suivront l’inflation et augmenteront de 2 % par rapport à 2008 (+ 11,3 % par rapport à la loi de finances initiale, le budget a bénéficié d'une rallonge en cours d'année).
Les documents budgétaires évoquent un “plan d’économies”, confirmé par le directeur de cabinet du président de la République. Dès qu’il a remplacé Emmanuelle Mignon, Christian Frémont a reçu pour instruction du Président d’être “exemplaire”, c’est-à-dire de serrer les boulons. Un changement de cap qui s’effectue sous les yeux des magistrats de la Cour des comptes qui ont entamé en septembre leur mission de contrôle sur place, comme le souhaitait Nicolas Sarkozy.
Compte tenu de l’envolée des frais de déplacements et de réception de l’Élysée – multipliés respectivement par trois et par deux par rapport à 2006 –, due à “la très forte augmentation de l’activité de la présidence par rapport aux périodes précédentes”, certaines dépenses doivent donc diminuer.
Christian Frémont a trouvé un beau gisement d’économies : les effectifs. Depuis que les salaires des agents travaillant à l’Élysée ont été réintégrés dans le budget de la présidence, les charges de personnels représentent près de 70 millions d’euros sur un total de 112 millions. En encourageant la mobilité et en rognant un peu sur les effectifs, la présidence prévoit de dégonfler sa masse salariale de 3 % en 2009. “Payer les salaires de tous ces personnels rend l’Élysée forcément plus regardant...” reconnaît Christian Frémont.
Autre source d’économies : les résidences présidentielles. Aucune vente n’est prévue pour l’instant, mais la gestion laisse parfois à désirer. “Est-il normal par exemple que l’Élysée règle le salaire des gardiens de parcs ouverts au public ?” s’interroge Christian Frémont. Toujours dans le souci d’être “exemplaire”, les fonctionnaires qui bénéficient d’un logement de fonction devront rembourser les charges. L’an dernier, l’effort de transparence du budget de l’Élysée avait été occulté par la polémique sur le doublement du salaire du Président.
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
- Version imprimable
- envoyer cet article
- Partager cet article





















Acteurs publics # 61