La vie politique

15/04/2009
NPA
La rue passe avant les urnes
Et si les européennes n’étaient pas si glorieuses que cela pour Olivier Besancenot ? Et si sa cote dans les sondages ne se traduisait pas par un succès dans les urnes ?

Au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), on garde en mémoire le précédent du scrutin européen de 2004. Il y a cinq ans déjà, les sondages d’intentions de vote promettaient un réel succès au tandem LCR-LO qui s’était constitué pour l’occasion. La plupart des instituts lui accordaient de 5 à 7 % des voix. Le jour dit, on ne retrouva guère que 2,56 % de bulletins entérinant le mariage Krivine-Laguiller… Même si le score des héritiers de la LCR est, cette fois-ci, estimé encore plus haut, jusqu’à environ 9 ou 10 % des voix, la direction du NPA redoute une nouvelle désillusion dans deux mois. La colère sociale pourrait finalement rechigner à se transformer en vote faute de voir dans ce vote une réelle utilité.

C’est pourquoi l’état-major du NPA mise avant tout sur le mouvement social : c’est dans les usines, et sur le pavé, que les militants du nouveau parti ont été invités à mettre les bouchées doubles, Olivier Besancenot donnant lui-même l’exemple… Quitte à négliger quelque peu la campagne électorale pour un scrutin sans importance déterminante au vu de l’impact de la grande crise. Façon aussi de ramener le NPA à ce qui semble être sa vocation première : celle d’un syndicat qui se veut "porte-parole de toutes les résistances". Plutôt que d’essayer de remplir la simple mission électoraliste d’un parti politique ordinaire cherchant à séduire le maximum d’électeurs…