Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) devrait plancher mardi prochain pour la rédaction d’une nouvelle recommandation – complétant celle du 31 mars sur les élections européennes – qui prendra en compte la décision du Conseil d’État relative au temps de parole du président de la République. Le socialiste François Hollande avait menacé de saisir une nouvelle fois la haute autorité administrative pour forcer le CSA à réagir avant les européennes.
"Nous ne voulions pas jouer la montre ! On nous aurait reproché d’aller trop vite, assure la présidente du groupe de travail sur le pluralisme au CSA, Marie-Laure Denis. La décision du Conseil d’État n’est pas un camouflet pour le CSA, nous attendions cette clarification depuis longtemps. Nous avons d’ailleurs contribué à faire avancer le débat en publiant les temps de parole du Président et de ses conseillers depuis juillet 2007. Nous sommes sereins."
Le CSA proposera donc des mesures transitoires pour les six mois à venir. Le principe du droit de réponse de l’opposition – temps qui ne sera pas décompté dans son temps de parole – aux interventions partisanes du chef de l’État devrait entrer en vigueur avant le scrutin du 7 juin. Ce droit de réponse devra s’effectuer "dans un délai raisonnable" : l’opposition aurait donc un temps défini pour répondre au Président. Le temps de parole des conseillers élyséens sera décompté, sur le compte de l’UMP. De nombreux points restent à trancher, notamment pour différencier ce qui relève du point de vue partisan et du rôle d’arbitre du chef de l’État. "Nous voulons trouver les solutions idéales pour les médias", dit Marie-Laure Denis.
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