Il y a eu, dès la fin du mois de juillet, “l’affaire” de la session extraordinaire, convoquée par l’Élysée pour la dernière semaine de septembre. Une mise à disposition de l’exécutif guère appréciée par les députés, tous bords confondus. Le vice-président UMP de l’Assemblée, Marc Laffineur, avait ainsi souligné à l’époque qu’il vaudrait mieux “laisser aux députés et sénateurs le temps d’expliquer à leurs électeurs le travail colossal effectué depuis un an”. De son côté, le villepiniste Jean-Pierre Grand avait évoqué une “boussole devenue folle”. Depuis, le programme prévisionnel des députés pour la fin de l’année a été dévoilé, un programme d’une densité très importante, comparable à celle connue depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. Ce qui, pour l’opposition, constitue la preuve que la réforme des institutions, censée renforcer les droits du Parlement, n’est en fait qu’un rideau de fumée masquant l’omnipotence totale de l’exécutif. “Il est impossible de travailler correctement à ce rythme, en mobilisant les mêmes personnes sur cinquante sujets différents”, estime ainsi Olivier Faure, secrétaire général du groupe socialiste à l’Assemblée. Ce à quoi l’UMP Bruno Le Maire rétorque qu’il n’y a pas “de contradiction avec l’esprit de la révision constitutionnelle : le renforcement des pouvoirs du Parlement ne doit pas se traduire par un ralentissement du travail de réforme”.
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# SPECIAL JUIN-JUILLET 2009