Le député-maire socialiste d'Evry Manuel Valls, le 15 juillet 2009 à Paris © AFP/Archives Francois Guillot
"Le Valls qui travaille au sein du groupe parlementaire, on l’apprécie. Mais celui qui parle à tort et à travers dans les médias, il nous insupporte."
Pour ce député socialiste, il y a bien "deux Manuel Valls". Le député-maire d’Évry, régulièrement classé par ses homologues parmi les très bons élus de terrain, et l’ambitieux politicien qui – depuis longtemps, mais avec un impact démultiplié ces dernières semaines – fait entendre sa voix discordante et ses critiques acerbes vis-à-vis du PS.
Autre aspect de cette schizophrénie, pointée du doigt par un membre de la direction socialiste : "On n’a pas entendu Manuel une seule fois lors du séminaire de Marcoussis. Mais ensuite"… Ensuite, le député de l’Essonne est très vite sorti de son mutisme pour être l’un des premiers à descendre en flammes le contenu de la réunion.
Comme un symbole du démon auquel aurait, selon certains, cédé Manuel Valls : "Aujourd’hui, l’objectif n’est pas d’avoir le maximum d’idées, c’est d’avoir le maximum de références sur Google. On parvient à la notoriété grâce à la différenciation", déplore un responsable de la rue de Solférino, qui ajoute que "si Valls peut faire aujourd’hui tous les plateaux télé qu’il veut, il ne peut pas faire toutes les fédérations socialistes"…
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