Source : note de conjoncture Dexia
Un lent poison ? L’endettement auquel les collectivités territoriales ont pris goût depuis quelques années – modérément toutefois, si l’on compare à l’État ou à la Sécurité sociale – commence à s’avérer coûteux pour les finances locales. La dernière note de conjoncture de Dexia montre une hausse très sensible des charges d’intérêt, qui devraient atteindre 5,6 milliards d’euros cette année, en hausse de 10 %. Une dégradation qui s’explique par la hausse des taux d’intérêt mais aussi par le gonflement de la dette globale des collectivités dont l’encours devrait atteindre 126 milliards fin 2008 (+ 5,6 %) soit 6,7 milliards de plus en un an. Même si les experts de Dexia rappellent que le poids de la dette publique locale ne représente que 6,4 % du PIB – un niveau quasiment stable ces six dernières années – la tendance est inquiétante. La hausse de l’endettement s’explique par une érosion de l’épargne, elle-même due à un ralentissement des recettes courantes. Selon Dexia, trois facteurs viennent plomber les recettes : une “pression fiscale peu tonique”, une baisse des droits de mutation due au ralentissement du marché immobilier et l’institution du “contrat de stabilité” qui limite de fait les dotations de l’État. Pour faire face à la situation et malgré des taux d’intérêt élevés, les collectivités devraient aggraver cette année encore leur recours à l’endettement. Les emprunts nouveaux progresseraient de 3,4 % (après + 6,2 % en 2007) pour atteindre 20,3 milliards d’euros. Les remboursements enregistreraient une progression de 3,9 % (contre - 4,1 % en 2007) correspondant à un montant de 13,6 milliards d’euros.
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
- Version imprimable
- envoyer cet article
- Partager cet article





















Acteurs publics # 62