La vie politique

Archives/AFP Gérard Cerles

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24/03/2009
Social
Sarkozy déjà dans l'après-crise

Mardi soir à Saint-Quentin, le Président s’est livré à un véritable exercice de pédagogie. Nicolas Sarkozy entend maintenir le cap des réformes, sans exclure d’en faire "davantage" concernant la crise. Et sans oublier de fustiger l’attitude du patronat.

Écouter le discours de Nicolas Sarkozy

Dans le fief de Xavier Bertrand, le chef de l’État était très attendu. Notamment sur le sujet brûlant des stock-options. "J'accuse ceux qui se comportent ainsi (...) de se comporter de façon malhonnête", a-t-il dénoncé le verbe haut, estimant qu’"il ne doit plus y avoir de bonus", de "parachutes dorés" ni de "stock-options" "dans une entreprise qui reçoit une aide de l'État" ou qui "met en œuvre un plan social d'ampleur". Mais il s’est bien gardé d’évoquer une loi dans l'immédiat.

En réponse à l’inquiétude des Français, il a justifié la politique du gouvernement, sans exclure un nouveau plan de relance. "Au vu de la situation économique et sociale, nous réfléchirons, si cela est nécessaire, à d'autres mesures", a-t-il promis, annonçant aussi qu'il souhaitait évaluer avec les partenaires sociaux "avant l'été", les mesures déjà proposées. Concernant le partage des profits, Nicolas Sarkozy a brandi la menace d’un projet de loi "à l'automne" si les partenaires sociaux ne parvenaient pas d'ici juin à avancer sur ce sujet.

Dans ce discours aux allures de meeting, le chef de l’État a justifié ses réformes comme le bouclier fiscal, "expression d’une société qui valorise la réussite". Prévenant qu’il s’opposera "à toute forme d’égalitarisme", il a annoncé vouloir un "plan d'urgence en faveur des jeunes" touchés par la crise économique "avant la mi-avril"."Toutes les pistes doivent être explorées", a-t-il précisé, faisant écho aux propositions de son haut commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch. À cet égard, il a évoqué le doublement des formations en alternance.

Rappelant son attachement à ce que "la France reste une nation industrielle", le chef de l’État a enfin précisé son souhait de voir supprimer la taxe professionnelle. Ainsi, il s'est dit favorable à une "taxe carbone" qui "permettra de faire participer les importations au financement de notre protection sociale" et de lutter contre le "dumping environnemental".