La vie politique

25/06/2008
PS
Des "Casques bleus" contre la guerre des chefs
Gérard Collomb, Jean-Noël Guérini, Vincent Feltesse et Manuel Valls signent une contribution pour empêcher la guerre des chefs.

Refusant le combat des chefs, le maire de Lyon, Gérard Collomb, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, le président de la communauté urbaine de Bordeaux, Vincent Feltesse, et… le maire d’Evry, Manuel Valls, se sont associés pour signer la contribution intitulée "Une ligne claire". "Nous ne sommes les sous-marins de personne", clamaient-ils, lors de sa présentation, à quelques rues de Solférino, où les oreilles devaient siffler. La contribution "décentralisatrice, européenne et sociale" de ces "Casques bleus entre les deux, trois ou quatre prétendants" au premier secrétariat souhaitent créer "l’électrochoc" (dixit Manuel Valls) que constituerait "l’émergence des territoires" dans la direction du Parti. Un retour au mollétisme ? "Les élus de la SFIO étaient ceux de territoires en déclin. Nous sommes ceux des villes du futur", dit le maire de Lyon, qui en a assez "de cette démarche schizophrène consistant à ne pas revendiquer au niveau national ce qui est pratiqué au niveau local". Ils veulent "un patron" pour le PS – Manuel Valls, qui assistait encore récemment aux réunions de travail de Ségolène Royal, dit n’avoir "aucune ambition" pour le poste – et une primaire à l’italienne, pour la désignation du candidat à la présidentielle. Interrogé sur l’avenir de cette association, Gérard Collomb s’amuse de son lapsus entre contribution et motion : "Des fois, on se laisse aller…" "Si les intérêts particuliers continuent de primer sur le projet, menace Jean-Noël Guérini, nous irons jusqu’à la motion."