Les affiches de leur nouveau parti, le Parti de gauche, ornent déjà les rues de Paris. Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez organisent leur premier meeting à Saint-Ouen, ce samedi. Ils revendiquent 5500 soutiens sur leur site Internet, ouvert il y a peu.
Des personnalités les rejoignent, au compte-goutte : Éric Coquerel, président du Mars (ex-gauche du MRC), l’ancien coordinateur des collectifs antilibéraux Claude Debons, l’économiste Christophe Rameaux. Viennent du PS l’ex-membre du conseil national, Jacques Généreux, et le porte-parole de la motion Utopia, Franck Pupunat. “La mouvance écologiste du PS doit aussi y prendre sa place”, assure Jean-Luc Mélenchon.
Pour démarrer, il dit avoir recueilli “12 000 euros”. Il se félicite de la venue à Saint-Ouen ce samedi d’Oskar Lafontaine, le dirigeant du parti allemand Die Linke. “Elle est hautement symbolique”, explique le sénateur, dans la perspective des européennes : “Le PS, lui, ne peut faire estrade commune avec le SPD, car il gouverne en coalition avec la CDU”.
Jean-Luc Mélenchon souhaite voir son “front de gauche passer devant le PS” aux européennes, pas tendre avec ses anciens amis : “Il faut lui faire toucher les épaules, le mettre à terre, dit-il. On a déjà vu le PS se faire essorer : Rocard avait dégringolé à 14 % sans vote utile. Il faut prouver que le vote utile, c’est nous.”
Ce “front” est déjà acté avec le PCF, et a vocation à rassembler tous les “nonistes” de gauche. “Nous allons discuter avec le MRC, avec les alternatifs, et même le NPA de Besancenot, s’il le souhaite”, dit le sénateur.
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