La vie politique

25/11/2008
Gauche
Mélenchon veut mettre le PS à terre
Le sénateur de l’Essonne profite de l’absence du PS de la scène politique pour lancer son nouveau parti dans la bataille des européennes.

Les affiches de leur nouveau parti, le Parti de gauche, ornent déjà les rues de Paris. Jean-Luc Mélenchon et Marc Dolez organisent leur premier meeting à Saint-Ouen, ce samedi. Ils revendiquent 5500 soutiens sur leur site Internet, ouvert il y a peu.

Des personnalités les rejoignent, au compte-goutte : Éric Coquerel, président du Mars (ex-gauche du MRC), l’ancien coordinateur des collectifs antilibéraux Claude Debons, l’économiste Christophe Rameaux. Viennent du PS l’ex-membre du conseil national, Jacques Généreux, et le porte-parole de la motion Utopia, Franck Pupunat. “La mouvance écologiste du PS doit aussi y prendre sa place”, assure Jean-Luc Mélenchon.

Pour démarrer, il dit avoir recueilli “12 000 euros”. Il se félicite de la venue à Saint-Ouen ce samedi d’Oskar Lafontaine, le dirigeant du parti allemand Die Linke. “Elle est hautement symbolique”, explique le sénateur, dans la perspective des européennes : “Le PS, lui, ne peut faire estrade commune avec le SPD, car il gouverne en coalition avec la CDU”.

Jean-Luc Mélenchon souhaite voir son “front de gauche passer devant le PS” aux européennes, pas tendre avec ses anciens amis : “Il faut lui faire toucher les épaules, le mettre à terre, dit-il. On a déjà vu le PS se faire essorer : Rocard avait dégringolé à 14 % sans vote utile. Il faut prouver que le vote utile, c’est nous.”

Ce “front” est déjà acté avec le PCF, et a vocation à rassembler tous les “nonistes” de gauche. “Nous allons discuter avec le MRC, avec les alternatifs, et même le NPA de Besancenot, s’il le souhaite”, dit le sénateur.

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