Raffarin toujours dans le rouge
La montée de l'insatisfaction des Français à l'égard de la politique économique du gouvernement enregistrée en septembre est confirmée en ce début d'année.
Globalement, seul un tiers des Français jugent bonne la politique économique du gouvernement RAFFARIN. Cette relative stabilité montre que la forte perte de confiance qu'a connue dans l'opinion le gouvernement entre juin et septembre 2003 s'est installée dans la durée.
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Vous personnellement, diriez-vous que la politique économique menée actuellement par le |
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On observe néanmoins un léger regain de confiance (+ 2 points) dans l'opinion. C'est parmi les personnes âgées de 25 à 34 ans (+ 14 points), les cadres et professions intermédiaires du public (+ 8 points) et les sympathisants de gauche (+ 8 points) que la perception de la politique économique du gouvernement a évolué le plus positivement.
Il demeure que le clivage gauche-droite est toujours très présent. Si 64% des sympathisants de droite estiment la politique économique actuelle bonne, les sympathisants de gauche ne sont que 24 % à être de cet avis. Au sein même de la droite, l'approbation de la politique économique du gouvernement a plus augmenté parmi les sympathisants UMP (+ 6 points) que parmi les sympathisants UDF (+ 3 points).
Un léger mieux social
Aujourd'hui approuvée par 33 % des Français, la politique sociale du gouvernement est perçue de manière légèrement plus positive (+ 4 points).
Cette évolution est particulièrement sensible chez les jeunes âgés de 25 à 34 ans (+ 10 points), les cadres et professions intermédiaires du public (+ 9 points) et les personnes ayant un diplôme équivalent ou supérieur au bac (+ 6 points).
Cette légère reprise de confiance en la politique sociale du gouvernement concerne de manière équivalente les sympathisants de gauche (+ 7 points) et de droite (+ 6 points), même si le jugement des Français est globalement défavorable (62 %).
À trois mois des premières échéances électorales depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement RAFFARIN est donc désavoué tant sur la scène économique que sociale. Même si une certaine décrispation est sensible, un tel niveau de défiance constitue un handicap pour la mise en ?uvre de nouvelles réformes.
| Vous personnellement, diriez-vous que la politique sociale menée actuellement par le gouvernement est... |
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"Oui" au service minimum
Si 66 % des Français souhaitent l'instauration d'un service minimum dans le secteur public, car cela garantirait la continuité des services publics, ils sont 31 % à y être opposés, car cela remettrait en cause l'exercice du droit de grève.
La proximité partisane est un élément déterminant de l'opinion des Français sur cette question. En effet, si indépendamment de leur sentiment de proximité partisane, la majorité des Français est favorable au service minimum, cette opinion est partagée par 87 % des sympathisants de droite et 53 % des sympathisants de gauche. Par ailleurs, ce sont les sympathisants UMP qui souhaitent le plus une telle réforme (92 %), et les sympathisants du Parti socialiste qui la souhaitent le moins (51 %).
De plus, ce sont les professions libérales et cadres du privé (81 %), ainsi que les salariés du secteur privé en général (67 %) qui souhaitent particulièrement un service minimum.
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Souhaitez-vous que soit instauré un service minimum dans le secteur public en cas de grève ? |
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Mais il est davantage troublant de constater que 54 % des salariés du secteur public approuvent de même l'instauration d'un service minimum. Il est également à noter que cette tendance apparaît très majoritaire quel que soit le niveau de revenu, et plus généralement la position sociale, des personnes interrogées.
La négociation plutôt que la loi
Quant aux moyens mis en ?uvre pour instaurer un service minimum, les Français préfèreraient la signature d'accords négociés par branche avec les partenaires sociaux (65 %) au vote d'une loi au Parlement, applicable à l'ensemble du service public (31 %).
| Afin d'instaurer ce service minimum dans le secteur public en cas de grève, quelle solution aurait votre préférence ? |
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Les sympathisants de gauche ont plus souvent tendance à privilégier les accords de branche par rapport au vote d'une loi (71 % contre 26 %) que ne le font les sympathisants de droite (60 % contre 37%).
Ainsi, un certain consensus existe sur cette question du service minimum, les Français, toutes catégories confondues, souhaitant un service minimum négocié avec les partenaires sociaux, ce qui tend à conforter la position de Gilles de ROBIEN sur la question.
Jérôme Sainte-Marie
Directeur de BVA Opinion
Sondage réalisé par l'Institut BVA auprès d'un échantillon représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 963 personnes ont été interrogées du 23 au 24 janvier 2004 par téléphone.
Echantillonnage par la méthode des quotas : sexe, âge, profession du chef de famille, après stratification par régions et catégories d'agglomération.
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