La vie politique

© AFP/Archives Boris Horvat

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27/01/2009
PS
Aubry dopée par Ayrault ?

La première secrétaire du PS tire profit de la grosse activité du groupe socialiste à l’Assemblée ces dernières semaines. Martine Aubry a opportunément surfé sur la motion de censure, rejetée mardi par les députés.

 

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Le duo Aubry-Ayrault était bien rôdé mardi matin à l’Assemblée nationale, au moment de présenter à la presse la motion de censure qui allait être débattue – et évidemment rejetée – l’après-midi même. Une motion de censure apparue, après les débats musclés sur l’audiovisuel public, le travail dominical et la réforme du travail législatif, comme une nouvelle illustration de l’état d’esprit pugnace qui anime le groupe socialiste depuis un mois et demi. Soit depuis que Martine Aubry est installée rue de Solférino...

La première secrétaire serait-elle à l’origine de ces coups d’éclat successifs ? "En fait, c’est plutôt elle qui surfe sur la vague, tout se fait ici, répond-t-on au groupe. L’audiovisuel public, on l’avait préparé bien avant qu’elle ne prenne les commandes." Par ailleurs, la motion de censure aurait été décidée à l’Assemblée nationale avant que Martine Aubry, tenue informée du projet, ne décide d’en faire une initiative commune.

Pas de quoi fâcher Jean-Marc Ayrault qui, dans la mesure où Martine Aubry n’est pas députée, a assumé la défense de la motion dans l’Hémicycle. "Jean-Marc s’y retrouve, précise ainsi un responsable socialiste. La combativité du groupe le sert car elle lui permet d’être plus souvent dans la lumière."

Tout le monde est content donc, et pas seulement Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault. "Le fait que Martine ne soit pas députée, explique le même responsable, entraîne une obligation de débat entre le groupe et le parti. C’est bien, car cela n’était pas forcément le cas auparavant"…

Le contre-plan contre-attaque

Le Parti socialiste n’a pas franchement convaincu avec son contre-plan de relance de l’économie présenté la semaine dernière et raillé depuis par la majorité. De quoi agacer Martine Aubry, qui s’est fendue d’une mise au point assez sèche : "Ce plan mérite plus que des anathèmes", a-t-elle lancé, en rappelant, à titre d’exemple, que "la baisse de la TVA décidée en 1998 avec Lionel Jospin avait été plébiscitée par les Français". Puis, s’adressant au gouvernement actuel : "Nous sommes disponibles pour débattre sur cette question de la relance. À deux, à quatre, à six, comme ils veulent !"