La vie politique

28/05/2008
Institutions
PS, l’appel de la crainte

Parmi les 17 députés PS ayant signé l’appel à "donner une chance à la réforme [des institutions]" (Le Monde du 23/05), toutes les écuries socialistes étaient représentées : Patrick Bloche, Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, Jean-Christophe Cambadélis, ou encore Gaëtan Gorce. Ce dernier, qui est l’un des deux à s’être abstenu sur le texte lors d’un vote interne au groupe, précise que l’appel partait de la "crainte" que, côté PS, la décision finale ne soit déjà prise, et qu’elle soit motivée par le contexte interne du parti. En clair : "Le Premier secrétaire serait ravi de pouvoir rentrer au Congrès avec à son tableau de chasse un échec du Président", dit Gorce, qui relève que les virulentes réactions des ténors socialistes à cet appel se sont "atténuées". Mais le satisfecit d’un Sarkozy heureux d’avoir divisé le PS sur cette réforme justifie une nouvelle crainte : "Soit il fanfaronne et c’est stupide, dit Gorce. Soit cela prouve qu’il souhaite faire capoter cette réforme pour que le PS en soit désigné responsable."