La vie politique

© AFP/Archives Jean-Michel André

29/06/2009
NPA
Plus que jamais hors du pouvoir
Le départ d’une faible minorité de cadres du jeune parti d’Olivier Besancenot vient confirmer le credo trotskyste : tout compromis en vue d’une accession aux responsabilités serait une compromission vis-à-vis de la ligne.

Il était l’un des emblèmes du processus de convergence entre le mouvement social et le politique, initié par Olivier Besancenot au lendemain de l’élection de Nicolas Sarkozy. Jean-Claude Labranche, cadre de la CGT des Bouches-du-Rhône, a présenté sa démission du conseil politique national du Nouveau Parti anticapitaliste avec quelques-uns de ses camarades.

Pas de quoi faire trembler le parti, dont l’immense majorité des cadres continue d’approuver la ligne.
En filigrane, ce départ illustre surtout la réaffirmation du positionnement politique d’une formation qui refuse toute concession, quitte à ne jamais prendre le pouvoir. "La mayonnaise n’a pas pris", reconnaît Jean-Claude Labranche, toujours prompt à défendre "le pragmatisme des acquis de la CGT".

Constatant que le NPA ne tirait pas les conséquences politiques d’un résultat aux élections européennes qu’il estimait être un "échec", le syndicaliste n’a pas voulu cautionner davantage "l’absolutisme d’une direction qui veut suffisamment d’électeurs pour voir ses frais de campagne remboursés mais qui, en même temps, conserve l’espoir de ne pas avoir d’élus".

Est surtout visé le refus du NPA de saisir la main tendue par Jean-Luc Mélenchon et Marie-George Buffet lors du dernier scrutin. "Les militants ont senti sur le terrain que leurs électeurs leur reprochaient ce refus du rassemblement. À tort ou à raison", ajoute Jean-Claude Labranche. Alors que s’échafaude la stratégie d’alliances pour les élections régionales de mars 2010, Olivier Besancenot semble décidé à infléchir sa stratégie : un rassemblement de premier tour n'est plus à exclure. Quant au second tour ...