Ségolène Royal, qui a déjà en ligne de mire la prochaine présidentielle, et Bertrand Delanoë, qui jure qu'il est trop tôt pour penser à 2012, ont tous deux déclaré leur candidature.
Derrière les deux favoris des sondages, Martine Aubry pourrait-elle être tentée de mettre tout le monde d'accord? Certains semblent l'espérer, mais la maire de Lille, qui s'est engagée dans l'aventure des "reconstructeurs" pour tenter de réunir strauss-kahniens, fabiusiens et au-delà, se garde pour l'heure de dévoiler ses projets.
Des quinquas ambitieux
C'est ainsi toute la majorité du parti qui se fragmente derrière ces rivalités de personnes, seule la gauche du PS assumant ouvertement une ligne politique alternative.
Selon un sondage vendredi dans Libération, les rivalités entre dirigeants sont d'ailleurs la principale faiblesse du parti, pour 64% des sympathisants.
François Hollande a multiplié les avertissements, en appelant encore jeudi "à la responsabilité de chacun".
Quelques "quinquas", comme Pierre Moscovici ou Julien Dray, aimeraient bien tenter leur chance pour mettre fin à cette "guerre des chefs" en promettant de passer leur tour pour la prochaine présidentielle.
Vendredi, les festivités débuteront l'après-midi, avec notamment le traditionnel message d'accueil de Ségolène Royal, en tant que présidente de la région Poitou-Charentes. Elle quittera ensuite La Rochelle pour l'Italie et ne participera pas à la suite des travaux.
Dans la soirée, Bertrand Delanoë organisera de son côté une réunion des signataires de sa contribution.
Hors course à la direction, responsables du PS et invités extérieurs se retrouveront pour des ateliers consacrés à l'Europe, la situation internationale ou des thèmes sociaux et politiques français. C'est François Hollande qui prononcera dimanche le discours de clôture.
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