© AFP Gerard Cerles
“On va refaire ce qu’on avait défait, en attendant j’imagine de défaire ce qu’on aura refait”, a soupiré François Bayrou (MoDem) à propos des 100 000 contrats aidés supplémentaires annoncés pour 2009 par Nicolas Sarkozy.
Au PS, François Hollande, a épinglé “beaucoup de promesses verbales, beaucoup de « moi je », beaucoup de « yaka »”. Pour le Premier secrétaire, Nicolas Sarkozy “ne pratique pas la politique, mais la magie”.
De son côté, Bertrand Delanoë a jugé que “la relance des contrats aidés illustre la démarche incohérente de ce gouvernement”, qui dans le budget 2009 “avait programmé une baisse de 25 % de ces contrats par rapport” à 2008.
Ce sont des “mesurettes disparates qui malheureusement ne résoudront pas le problème”, a jugé Laurent Fabius, alors que Martine Aubry a évoqué “une énorme déception”.
Chez les Verts, la secrétaire nationale, Cécile Duflot, a parlé de “rustines inadaptées à une crise globale”. La LCR a déploré “un pétard mouillé qui souligne la volonté du gouvernement de faire payer la crise au monde du travail” et le PCF a fustigé “le contraste entre les milliards promis aux banques sans contreparties et le vide intersidéral sur les financements des mesures pour l’emploi”.
De leur côté, les syndicats se sont eux aussi montrés déçus. Pour Bernard Thibault (CGT), ces quelques “pansements” ne sont “pas à la hauteur de la crise”, alors qu’“on demande aux salariés de s’adapter à la situation”. La CFDT a renchéri sur des “mesures pas à la hauteur”, alors que le secrétaire général de Force Ouvrière, Jean-Claude Mailly, a concédé “quelques éléments d’ordre curatif”, tout en relevant des “annonces dangereuses” et “surtout rien sur un plan de relance de l’économie, rien sur les salaires et la consommation”.
Avec AFP
- Vous devez vous identifier ou créer un compte pour écrire des commentaires
- Version imprimable
- envoyer cet article
- Partager cet article





















Acteurs publics # 62