En travers. La nomination de Thierry Saussez passe mal à Matignon. François Fillon, qui a la responsabilité du SIG, affirme qu’il reste bien le patron de la communication des ministres.
Télé. Remarque de la députée PS Catherine Génisson au sujet de la possibilité pour le Président de s’exprimer devant le Parlement. "S’il doit venir devant le Congrès sans débat, on peut aussi bien le regarder à la télé."
Ego. Un fidèle de Royal raconte : "L’an dernier, pour essayer de convaincre Dray d’entrer au gouvernement, Sarkozy, qui connaît parfaitement son ego, lui a dit : " À ton âge, j’avais déjà été trois fois ministre ". "
Sarkozy et l’argent : info ou intox ? À la grande surprise de ses visiteurs, Nicolas Sarkozy répète qu’il pourrait ne pas se présenter pour un deuxième mandat en 2012, en affirmant qu’il "peut faire de l’argent". Au cours d’une réunion avec les élus du Nouveau Centre, il s’est même emporté : "Bayrou dit que je suis un homme d’argent ? Il va voir ce que c’est de faire de l’argent quand je partirai !"
Tension. La tension est de nouveau maximale entre le chef de l’État et le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale : Nicolas Sarkozy n’a pas apprécié la manière dont Jean-François Copé gère le projet de loi sur la révision de la Constitution.
Référendum. La grogne est forte parmi le groupe UMP sur la réécriture de l’article 88/5 de la Constitution, qui rendait automatique un référendum avant toute nouvelle adhésion à l’Union européenne. Alerté, Nicolas Sarkozy a décidé de recevoir lui-même les élus les plus remontés contre cette décision pour tenter de les apaiser, notamment sur la Turquie.
Valls, le poids léger. "Valls, combien ça pèse ?", c’est la question que pose Julien Dray, lui aussi député de l’Essonne, lorsqu’on évoque devant lui la concurrence de l’ex-porte-parole de Jospin à Matignon pour la conquête du poste de Premier secrétaire lors du prochain congrès du PS.
Dray y croit. "Dray y croit d’une façon totalement ahurissante. Je ne sais pas qui lui a mis dans la tête qu’il allait l’emporter", s’interroge un proche de Ségolène Royal. Et le même d’admettre que c’est sans doute François Hollande qui aura ainsi convaincu son ami qu’il avait toutes chances de lui succéder à la tête du parti.
L’erreur de Moscovici. Certains dirigeants PS considèrent que Pierre Moscovici a commis une erreur en acceptant de débattre à Londres avec Éric Besson, devant un "think-tank" travailliste. "Besson incarne la trahison aux yeux des militants, Pierre n’aurait pas dû s’abaisser à dialoguer avec lui et à lui serrer la main", s’indigne un député.
Les 25 députés de Lang. Si Jack Lang incite ainsi ses camarades à négocier la réforme des institutions avec le gouvernement pour, au final, être en position de l’approuver, c’est parce qu’il aurait passé un deal avec Sarkozy. "Il lui a promis
25 voix de parlementaires PS lors du vote du congrès", accuse un député socialiste.


