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Hollande: le gouvernement "bras ballants" face à la dégradation économique

Jeudi 31 juillet 2008 à 19h25
© AFP
Le Premier secrétaire du Parti socialiste Francois Hollande (D) répond aux journalistes, le 25 juillet 2008 à Carpentras
© AFP/Archives Michel Gangné
PARIS (AFP) - Le Premier secrétaire du PS, François Hollande, a accusé jeudi le gouvernement de rester "bras ballants" face à la dégradation de la situation économique et la hausse du chômage, réclamant un "plan de relance".

"Le gouvernement, le président de la République s'agitent beaucoup, mais restent finalement bras ballants ou bras croisés par rapport à la détérioration de la situation économique", a-t-il déclaré sur RTL, insistant sur la hausse du chômage des jeunes de moins de 25 ans, annoncée mercredi.

"On a suffisamment d'indices partout pour être vraiment dans une très grande vigilance", a jugé le numéro un socialiste, évoquant l'augmentation du prix du pétrole et le haut niveau de l'euro.

"Face à ce ralentissement de la croissance, le gouvernement et le président de la République nous disent +il ne faut rien changer, notre politique est bonne+. Partout, en Europe et dans le monde, il y a des plan de relance : aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne, pas en France", a-t-il affirmé.

"Aujourd'hui, même en période de vacances, on ne peut pas rester comme ça inactif, indifférent à la détérioration de la situation économique", a-t-il insisté.

Alors que les assurances privées et les mutuelles vont être taxées pour contribuer à boucher le trou de la "Sécu", M. Hollande a averti que "ça va être immédiatement répercuté sur les cotisations des assurés sociaux et des mutualistes", dénonçant "la forme suprême de l'hypocrisie gouvernementale".

Réagissant à ces propos dans la soirée sur RTL, le ministre du Buget, Eric Woerth, les a jugés "incroyables" et "assez décalés".

"Avec (la ministre de la santé) Roselyne Bachelot, on a lancé un plan d'équilibre de la sécurité sociale très puissant", a-t-il souligné.

"Nous avons mis le travail au coeur de la politique gouvernementale, on réforme en profondeur le pays. Certes, il y a une crise économique mondiale extrêmement dure mais on en sortira par le haut, par la réforme et la réduction de nos déficits", a-t-il ajouté.

"Le train des réformes va se poursuivre", a-t-il promis.

Reprenant le terme de "plan de relance" utilisé par François Hollande, il a jugé qu'un tel plan signifiait "dépenser de l'argent, sans contre-partie".

"M. Hollande, qui a jamais été dans un gouvernement, n'a pas une grande expérience, il ferait mieux de relancer le partie socialiste", a estimé Eric Woerth.