C’est la saison, les clubs n’en finissent pas d’éclore au PS. Après le célèbre Désirs d’avenir, qui poursuit plus discrètement mais avec une belle constance sa trajectoire, voici "Répondre à gauche" de François Hollande et "À gauche, besoin d’optimisme" de Manuel Valls, qui viennent s’ajouter aux clubs de Vincent Peillon, "L’espoir à gauche", et de Pierre Moscovici, "Besoin de gauche".
Fut un temps au PS où les écuries présidentielles fourbissaient leurs armes sous le couvert de courants, voici venu le temps des clubs. Toujours un pied dans le parti, mais les mains libres dans leur propre structure, leurs leaders semblent avoir ainsi trouvé une formule ô combien plus opérationnelle pour prendre, à terme, le pouvoir. Une candidature en cachant toujours une autre, il est évident que la plupart de ces personnalités concourent – en fait – plus pour un portefeuille que pour la présidence. Mais pour cela, il leur faut exister pour peser le jour venu. Chacun cultivant sa spécialité : Valls avec la sécurité, Moscovici avec l’économie tandis que François Hollande devrait s’engager, plus que jamais, en faveur du développement durable et de l’environnement. Une thématique qui a fait ses preuves aux européennes.
La multiplication de ces clubs, présentés par l’équipe de Martine Aubry comme complémentaires au PS, ne fait, en réalité, qu’appauvrir le débat interne et la production d’idées alternatives à la politique gouvernementale. À tel point que la première secrétaire, consciente de ses capacités, a déjà prévenu que le programme national du PS pour les régionales serait réduit, avec de 4 à 8 propositions. Martine Aubry ne devrait-elle pas, elle aussi, songer à créer son club, pour ramener au PS quelques esprits neufs capables de lui fournir un programme ?
Décidément une semaine très politique.
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