La bataille d'Île-de-France a déjà commencé...à droite

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Alors que Roger Karoutchi a lancé sa campagne pour les régionales en Ile-de-France, des responsables UMP se demandent si la désignation de leur champion se fera comme annoncé par une primaire, ou si Nicolas Sarkozy préfèrera s'en passer au profit d'un autre candidat.
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Roger Karoutchi - AFP

Pour le chef de file de l'opposition au conseil régional et membre du gouvernement, les choses sont claires: il briguera l'investiture UMP pour le scrutin de 2010 et l'emportera au moment du vote, fort des soutiens dont il dispose et qui augmenteront, assure-t-il à l'AFP.
Multipliant les contacts, ne prenant que "cinq jours de vacances" cette année, dormant "trois heures par nuit", l'infatigable secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement est constamment sur le pont.
Il revendique 10.000 signatures d'adhérents UMP en Ile-de-France, soit environ un tiers des militants à jour de cotisation, dit-il.
"Candidat naturel" à la présidence de la région, jugé bon orateur, il est le contradicteur habituel de Jean-Paul Huchon (PS) dans l'hémicycle de la rue de Babylone.
L'élu des Hauts-de-Seine, ancien sénateur, intervient sur tous les sujets importants, dénonce l'"immobilisme" supposé de M. Huchon, en place depuis 1998.
Coiffé sur le fil à l'UMP pour les élections de 2004 par Jean-François Copé, M. Karoutchi y affirme y croire dur comme fer cette fois-ci: il sera candidat et sera élu.
Auparavant, poursuit-il, il aura battu lors de la primaire UMP tous ses concurrents éventuels, comme Yves Jégo, secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, maire de Montereau (Seine-et-Marne), et candidat déclaré à l'investiture lui aussi.
M. Karoutchi promet une campagne décoiffante, "jeune", "ouverte à la gauche", s'appuyant sur des outils modernes tels que "chats" et blogs.
Affirmant avoir recruté le secrétaire d'Etat Eric Besson (ex-PS), il espère avoir comme numéro deux la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse.
Celle-ci pourrait mener la liste dans les Yvelines, dont elle était députée, tandis que la secrétaire d'Etat, Rama Yade, serait numéro deux dans
les Hauts-de-Seine, derrière lui-même, Nathalie Kosciusko-Morizet, également secrétaire d'Etat, étant tête de liste dans l'Essonne, explique-t-il.
Mais les choses pourraient ne pas se passer comme cela.
Certes, s'il y a un vote interne à l'UMP, il a les plus grandes chances de l'emporter, affirme un conseiller ministériel. "Mais y aura-t-il un vote?", s'interroge ce dernier.
Selon ce conseiller, Nicolas Sarkozy, échaudé par l'échec de son camp à Paris, où les primaires avaient désigné Françoise de Panafieu, serait tenté de s'en passer pour les régionales et de désigner lui-même un champion UMP.
Selon une autre source gouvernementale, dans un tel scénario parfaitement envisageable, Valérie Pécresse, femme, jeune, dynamique, paraît bien placée.
"Regagner la région Ile-de-France, c'est un beau combat politique, je suis intéressée d'y participer", a déclaré Mme Pécresse le 15 juillet lors de l'émission "le talk Orange-le Figaro".
La ministre tiendrait davantage la corde que Nathalie Kosciusko-Morizet, maire de Longjumeau, qui ne l'avait emporté que de 39 voix aux municipales.
L'actuel président de la région capitale, Jean-Paul Huchon, se dit, lui, persuadé que Jean-François Copé n'a pas dit son dernier mot et rêve d'une revanche.

Avec AFP

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